Un vignoble Sibérien sur le modèle de celui de la Franche Comté - Actualité viticole - Un Vigneron A La Maison
J'ai tendance à favoriser la vente directe et le marché intérieur plutôt que l'exportation, mais on ne peut que saluer ce projet :
Création d'un vignoble Sibérien sur le modèle de celui de la Franche Comté !
Le savoir faire des Vins du Jura s'exporte ! Le climat rude sibérien permettrait d'acclimater certains cépage. Des tests sont actuellement en cours et vont se multiplier avec une dizaine de cépages différents. Des ingénieurs sont venu étudier le mode de culture, la vendange et la vinification.Va-t-on retrouver la magie de ce que peut apporter la savagnin ? Pas sûr que cela s'exporte !
On espère également une bonne pénétration des vins du Jura dans les restaurants et commerces. A suivre !
P KAZEK le 04/01/2011
J'ai tendance à favoriser la vente directe et le marché intérieur plutôt que l'exportation, mais on ne peut que saluer ce projet : Création d'un vignoble Sibérien sur le modèle de celui de la Franche Comté !
Savoir faire des Vins du Jura s'exporte ! Le climat rude sibérien permettrait d'acclimater certains cépage. Des tests sont actuellement en cours et vont se multiplier avec une dizaine de cépages différents. Des ingénieurs sont venu étudier le mode de culture, la vendange et la vinification.Va-t-on retrouver la magie de ce que peut apporter la savagnin ? Pas sûr que cela s'exporte !
On espère également une bonne pénétration des vins du Jura dans les restaurants et commerces. A suivre !
P KAZEK le 04/01/2011
Article dans Le Progrès le 02/01/2011 :
En Sibérie, les vins du Jura se montrent et cherchent des débouchés
publié le 02.01.2011 02h01
Tout a commencé en 2007 lorsque des Russes de la région de l’Altaï ont sollicité l’ambassade de France à Moscou pour trouver une région capable de les aider dans la production de vin et de fromage.
La Franche-Comté, bien que séparée par environ six mille km, possède des similitudes avec cette région méridionale de la Sibérie située entre la Mongolie et le Kazakhstan. À cinq heures d’avion de Moscou, Barnaoul, la capitale, ville de six cent mille habitants se trouve au centre d’une région de lacs, de forêts, de cascades et de prairies. Depuis la dislocation du Bloc Soviétique, les républiques productrices de vin ont acquis leur indépendance (Moldavie, Ukraine, Géorgie). La Russie déficitaire en matière de vins a besoin de les importer.
Vladimir Vagner, industriel local spécialisé dans les boissons, a eu l’idée d’installer un vignoble dans le village d’Altaïsk où règne un micro climat et où on trouve déjà des plantations de raisin de table. Il a été encouragé par le Gouverneur Alexandre Karline, le vice-gouverneur Chtchetinine, le recteur de l’université de Barnaoul et les autorités de la Région. En 2009, une charte de coopération économique et culturelle est signée en France. Six cents pieds de vigne ont été plantés à l’automne dans le village d’Altaïsk dont une dizaine de cépages parmi lesquels du chardonnay, du gamay et du pinot, avec le concours technique d’Alain Baud vigneron au Vernois.
L’objectif est de tester l’acclimatation de ces cépages à la rudesse du climat. À plus long terme, le souhait local est d’obtenir un vin blanc et pourquoi pas effervescent. Les pieds de vigne sont protégés à l’automne avec de la sciure de bois, puis la couche de neige recouvre le tout pendant l’hiver.
Les techniciens comptent sur son épaisseur pour préserver les plantations.
À la fonte des neiges la croissance est très rapide, la saison devant se faire en cinq mois.
En mai 2010, douze mille pieds supplémentaires fournis par les pépinières Guillaume de Charcenne, en Haute-Saône, ont été plantés sur trois hectares alors que les Russes étaient les invités d’honneur de la foire comtoise de Besançon. À l’automne, quatre jeunes ingénieures sont venues étudier la vendange et la vinification dans le Jura.
D’autres plantations sont prévues, ainsi que l’ouverture l’an prochain à Barnaoul, d’un restaurant franc-comtois par des Russes qui ont effectué un stage dans un restaurant arboisien en juin.
Du côté jurassien, des négociations sont en cours pour introduire nos vins du Jura dans les commerces et les restaurants de l’Altaï. Si d’un côté les premières vendanges sont attendues avec impatience, de l’autre, la pénétration de nos vins du Jura est vivement espérée dans le commerce de l’Altaï.
Jean-Paul Barthelet
Article dans Le Progrès le 02/01/2011
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